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Les 12 nerfs crâniens
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Tableau comparatif des douze nerfs crâniens, suivi de liens vers un court article sur chacun.
Parcourez le tableau pour comparer les nerfs côte à côte, puis ouvrez un nerf pour lire sa fiche. Les chiffres romains I à XII suivent l’ordre du tableau.
| N° | Nerf | Type | Noyaux | Sortie du crâne | Fonction | Examen clinique | Signes lésionnels |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| I (1) | Nerf olfactif | Sensitif | Les neurones de premier ordre sont les cellules bipolaires de l'épithélium olfactif. Leurs axones se terminent sur les cellules mitrales et à panache du bulbe olfactif, dont les axones forment le tractus olfactif et se projettent sur le noyau olfactif antérieur et le cortex olfactif primaire. | Les filets olfactifs traversent les foramens de la lame criblée de l'ethmoïde pour rejoindre le bulbe olfactif situé sur sa face supérieure, dans l'étage antérieur de la base du crâne. | Fonction afférente viscérale spéciale (olfaction) uniquement. L'information olfactive gagne le cortex olfactif primaire (cortex piriforme, amygdale) sans relais thalamique obligatoire, particularité parmi les systèmes sensoriels. | Tester chaque narine séparément, l'autre étant obturée, avec une odeur familière peu irritante (café, savon) les yeux fermés. Éviter les substances piquantes comme l'ammoniaque, qui stimulent le nerf trijumeau. | Perte de l'odorat (anosmie) ou diminution (hyposmie), homolatérale à la lésion. Le goût est souvent dit altéré car la flaveur dépend largement de l'olfaction. Le syndrome de Foster Kennedy associe anosmie et atrophie optique homolatérales à un œdème papillaire controlatéral dû à une masse frontale. |
| II (2) | Nerf optique | Sensitif | Origine : cellules ganglionnaires de la rétine. Terminaison principale : corps genouillé latéral du thalamus (relais vers le cortex visuel primaire par les radiations optiques). Autres cibles : noyaux prétectaux (réflexe pupillaire), colliculus supérieur (réflexes visuels) et noyau suprachiasmatique (rythme circadien). | Le nerf quitte l'orbite par le canal optique de la petite aile du sphénoïde, accompagné de l'artère ophtalmique et des gaines méningées, et rejoint son homologue au niveau du chiasma optique, au-dessus de l'hypophyse. | Fonction afférente somatique spéciale (vision). Les axones des cellules ganglionnaires rétiniennes conduisent l'information lumineuse ; les fibres de la rétine nasale se croisent dans le chiasma optique, si bien que chaque tractus optique véhicule l'hémichamp visuel controlatéral. Voie afférente du réflexe photomoteur. | Tester l'acuité visuelle (échelle de Snellen, avec correction), la vision des couleurs (planches d'Ishihara), les champs visuels par confrontation, les réflexes photomoteurs direct et consensuel, le test de l'éclairage alterné à la recherche d'un déficit pupillaire afférent relatif et le fond d'œil avec examen de la papille. | Lésion du nerf optique : perte visuelle monoculaire avec déficit pupillaire afférent relatif et altération de la vision des couleurs. Lésion du chiasma : hémianopsie bitemporale. Lésion du tractus ou des radiations optiques : hémianopsie latérale homonyme controlatérale ; une lésion temporale (boucle de Meyer) donne une quadranopsie supérieure, une lésion pariétale une quadranopsie inférieure. |
| III (3) | Nerf oculomoteur | Moteur | Noyau oculomoteur (somatique) au niveau du colliculus supérieur dans le mésencéphale, et noyau d'Edinger-Westphal (parasympathique) situé en arrière et en avant de lui. Le releveur de la paupière dépend d'un sous-noyau caudal médian unique : un ptosis d'origine nucléaire est donc bilatéral. | Il traverse le sinus caverneux et pénètre dans l'orbite par la fissure orbitaire supérieure, où il se divise en une branche supérieure (droit supérieur, releveur de la paupière) et une branche inférieure (droits médial et inférieur, oblique inférieur, racine parasympathique du ganglion ciliaire). | Fibres efférentes somatiques générales pour les muscles droits supérieur, inférieur et médial, l'oblique inférieur et le releveur de la paupière supérieure. Fibres efférentes viscérales générales (parasympathiques) pour le sphincter de la pupille et le muscle ciliaire, relayées dans le ganglion ciliaire. | Tester les mouvements oculaires selon le tracé en H en recherchant diplopie, ptosis et déficit d'adduction, d'élévation ou d'abaissement. Examiner la taille des pupilles, les réflexes photomoteurs direct et consensuel et le réflexe d'accommodation-convergence. | La paralysie complète donne un ptosis, avec un œil dévié en bas et en dehors (action non compensée du droit latéral et de l'oblique supérieur) et une pupille dilatée et peu réactive. L'épargne pupillaire évoque une ischémie du tronc nerveux (diabète, par exemple) ; une mydriase évoque une compression extrinsèque. |
| IV (4) | Nerf trochléaire | Moteur | Noyau trochléaire dans la partie caudale du mésencéphale, au niveau du colliculus inférieur, en avant de l'aqueduc cérébral. Les fibres cheminent en arrière, décussent dans le voile médullaire supérieur et émergent du côté opposé : le muscle est donc innervé par le noyau controlatéral. | Il contourne le pédoncule cérébral, traverse le sinus caverneux et pénètre dans l'orbite par la fissure orbitaire supérieure, au-dessus de l'anneau tendineux commun, pour atteindre l'oblique supérieur. | Fibres efférentes somatiques générales pour l'oblique supérieur, qui abaisse et incyclotorde l'œil, surtout en adduction. Il est important pour le regard vers le bas et en dedans, par exemple en lisant ou en descendant un escalier. | Demander au patient de regarder en bas et en dedans (regard en adduction et abaissement) en recherchant une diplopie et un défaut d'abaissement. Diplopie verticale aggravée dans le regard vers le bas, par exemple dans les escaliers, et inclinaison de la tête sont des plaintes typiques. | Diplopie verticale ou oblique, maximale dans le regard vers le bas avec l'œil en adduction. L'œil atteint est légèrement relevé et les patients inclinent typiquement la tête du côté opposé à la lésion pour atténuer la diplopie. Une lésion nucléaire atteint l'œil controlatéral. |
| V (5) | Nerf trijumeau | Mixte | Trois noyaux sensitifs : le noyau sensitif principal du pont (tact et sensibilité discriminative), le noyau spinal du trijumeau, qui descend jusqu'à la moelle cervicale haute (douleur et température), et le noyau mésencéphalique (proprioception des muscles masticateurs). Le noyau moteur est situé dans le pont. | V1 sort par la fissure orbitaire supérieure, V2 par le foramen rond et V3 par le foramen ovale. La racine sensitive provient du ganglion trigéminal, situé dans le cavum de Meckel ; la petite racine motrice rejoint V3 sous le ganglion. | Fibres afférentes somatiques générales (tact, douleur, température, proprioception) de la face, du cuir chevelu en avant du vertex, de la cornée, des muqueuses nasale et buccale, des dents et d'une grande partie de la dure-mère. Fibres efférentes viscérales spéciales pour les muscles masticateurs, le tenseur du tympan, le tenseur du voile du palais, le mylo-hyoïdien et le ventre antérieur du digastrique. | Tester le tact léger et la piqûre dans les trois territoires des deux côtés, le réflexe cornéen (voie afférente V1, efférente VII) et le réflexe massétérin. Tester la motricité en palpant masséters et temporaux lors du serrement des dents et en demandant d'ouvrir la bouche contre résistance (la mandibule dévie du côté déficitaire). | Perte sensitive dans un ou plusieurs territoires de la face avec abolition du réflexe cornéen du côté atteint. Une lésion motrice entraîne une faiblesse homolatérale de la mastication, la mandibule déviant vers la lésion à l'ouverture. Une lésion du noyau ou du tractus spinal du trijumeau donne une perte homolatérale de la douleur et de la température à la face. |
| VI (6) | Nerf abducens | Moteur | Noyau abducens dans le pont, au plancher du quatrième ventricule, entouré par les fibres du nerf facial (colliculus facial). Il est proche de la formation réticulée pontique paramédiane (centre du regard horizontal). | Il émerge à la jonction bulbo-pontique, monte le long du clivus, se coude sur l'apex du rocher sous le ligament pétro-clinoïdien (canal de Dorello), traverse le sinus caverneux au contact de l'artère carotide interne et pénètre dans l'orbite par la fissure orbitaire supérieure. | Fibres efférentes somatiques générales destinées uniquement au droit latéral, responsable de l'abduction de l'œil. Le noyau contient aussi des interneurones qui se projettent par le faisceau longitudinal médial sur le noyau oculomoteur controlatéral pour le regard conjugué horizontal. | Demander au patient de suivre une cible latéralement de chaque côté, en observant l'insuffisance d'abduction, la position des yeux au repos et la diplopie horizontale maximale dans le regard vers le côté atteint. | L'œil atteint est dévié en dedans (strabisme convergent) au repos par l'action non compensée du droit médial, avec diplopie horizontale maximale dans le regard latéral vers le côté de la lésion. Une lésion nucléaire pontique provoque une paralysie de la latéralité homolatérale plutôt qu'un déficit isolé de l'abduction. |
| VII (7) | Nerf facial | Mixte | Noyau moteur du facial dans la partie caudale du pont (sa partie supérieure, destinée au front, reçoit une innervation corticonucléaire bilatérale) ; noyaux salivaire supérieur et lacrymal (parasympathiques) ; noyau du tractus solitaire (partie gustative rostrale) pour le goût. | Il pénètre dans le méat acoustique interne avec le VIII, parcourt le canal facial de l'os temporal (en donnant le nerf grand pétreux, le nerf du stapédien et la corde du tympan) et sort du crâne par le foramen stylo-mastoïdien, puis se divise dans la glande parotide en rameaux temporaux, zygomatiques, buccaux, marginal de la mandibule et cervical. | Fibres efférentes viscérales spéciales pour les muscles de la mimique, le stapédien, le stylo-hyoïdien et le ventre postérieur du digastrique. Fibres afférentes viscérales spéciales (goût) des deux tiers antérieurs de la langue par la corde du tympan. Fibres efférentes viscérales générales (parasympathiques) pour les glandes lacrymale, nasales, submandibulaire et sublinguale. Petite composante afférente somatique générale de l'oreille externe. | Demander au patient de froncer les sourcils vers le haut, de fermer fortement les yeux contre résistance, de montrer les dents, de sourire et de gonfler les joues. Comparer le front (muscle frontal) et le bas de la face. Le goût des deux tiers antérieurs de la langue, la sécrétion lacrymale (test de Schirmer) et l'hyperacousie (stapédien) peuvent être explorés pour localiser la lésion. | Une lésion du neurone moteur périphérique (noyau ou nerf) paralyse toute l'hémiface homolatérale, front compris. Une lésion du neurone moteur central épargne le front grâce à l'innervation corticale bilatérale de la face supérieure, et ne provoque qu'une faiblesse controlatérale de la face inférieure. Les lésions plus hautes dans le canal facial s'accompagnent de perte du goût, de diminution de la sécrétion lacrymale ou d'hyperacousie. |
| VIII (8) | Nerf vestibulo-cochléaire | Sensitif | Noyaux cochléaires dorsal et ventral à la jonction bulbo-pontique (puis complexe olivaire supérieur, lemnisque latéral, colliculus inférieur et corps genouillé médial jusqu'au cortex auditif, aires de Brodmann 41 et 42). Quatre noyaux vestibulaires (supérieur, inférieur, médial, latéral) au plancher du quatrième ventricule, reliés au cervelet, à la moelle spinale et aux noyaux oculomoteurs. | Les deux parties cheminent avec le nerf facial dans le méat acoustique interne de la partie pétreuse de l'os temporal, traversent la citerne de l'angle ponto-cérébelleux et pénètrent dans le tronc cérébral à la jonction bulbo-pontique, en dehors du nerf facial. | Fibres afférentes somatiques spéciales. La division cochléaire conduit les sons depuis les cellules ciliées de l'organe de Corti (ganglion spiral). La division vestibulaire conduit l'accélération et la position de la tête depuis les canaux semi-circulaires, l'utricule et le saccule (ganglion vestibulaire de Scarpa). | Audition : test de la voix chuchotée ou du frottement des doigts, puis épreuves de Rinne et de Weber au diapason pour distinguer surdité de transmission et de perception, avec confirmation par audiométrie. Vestibulaire : recherche d'un nystagmus, test d'impulsion céphalique, marche et épreuve de Romberg, et manœuvre de Dix-Hallpike pour le vertige positionnel. | Lésion cochléaire : surdité de perception et acouphènes. Lésion vestibulaire : vertige, nystagmus (phase rapide à l'opposé d'une lésion périphérique), nausées et déséquilibre. Les voies auditives centrales étant bilatérales, une lésion centrale unilatérale entraîne rarement une surdité marquée. |
| IX (9) | Nerf glosso-pharyngien | Mixte | Noyau ambigu (motricité du stylo-pharyngien), noyau salivaire inférieur (parasympathique), noyau du tractus solitaire (goût et afférences viscérales, dont celles du sinus carotidien) et noyau spinal du trijumeau (sensibilité générale). | Il sort du crâne par le foramen jugulaire, avec les nerfs X et XI, passe entre l'artère carotide interne et la veine jugulaire interne, puis se recourbe en avant autour du stylo-pharyngien pour atteindre le pharynx et la langue. | Fibres afférentes somatiques et viscérales générales du pharynx, de l'amygdale, du tiers postérieur de la langue, de l'oreille moyenne, du sinus carotidien (barorécepteurs) et du glomus carotidien (chémorécepteurs). Fibres afférentes viscérales spéciales (goût, tiers postérieur). Fibres efférentes viscérales spéciales pour le stylo-pharyngien. Fibres efférentes viscérales générales pour la parotide, relayées dans le ganglion otique. | Tester le réflexe nauséeux (voie afférente IX, efférente X) et la motricité du voile, et explorer au besoin le goût et la sensibilité générale du tiers postérieur de la langue. Les atteintes isolées du IX sont rares et sont généralement évaluées avec le nerf vague. | Abolition du réflexe nauséeux du côté atteint (voie afférente), perte du goût et de la sensibilité du tiers postérieur de la langue et dysphagie modérée. Les lésions du IX s'accompagnent généralement d'une atteinte des nerfs X et XI dans les syndromes du foramen jugulaire. |
| X (10) | Nerf vague (pneumogastrique) | Mixte | Noyau ambigu (motricité du pharynx et du larynx, et neurones parasympathiques cardiaques), noyau dorsal du vague (parasympathique des viscères thoraciques et abdominaux), noyau du tractus solitaire (afférences viscérales et goût) et noyau spinal du trijumeau (sensibilité somatique). | Il sort du crâne par le foramen jugulaire, descend dans la gaine carotidienne, traverse le thorax et l'hiatus œsophagien du diaphragme pour gagner l'abdomen. Le nerf laryngé récurrent droit se réfléchit autour de l'artère subclavière droite, le gauche autour de la crosse aortique, puis ils remontent dans le sillon trachéo-œsophagien. | Fibres efférentes viscérales spéciales pour les muscles du voile (sauf le tenseur du voile du palais), du pharynx et du larynx. Fibres efférentes viscérales générales (parasympathiques) pour le cœur, les poumons et le tube digestif. Fibres afférentes viscérales générales et spéciales des viscères et des bourgeons du goût de l'épiglotte, et afférences somatiques générales de l'oreille externe et des méninges. | Demander au patient de dire « a » et observer l'élévation symétrique du voile du palais avec la luette en position médiane ; apprécier la voix (raucité), la toux et la déglutition. La laryngoscopie est nécessaire pour examiner la mobilité des cordes vocales. | Une lésion unilatérale entraîne une chute du voile du côté atteint, la luette étant attirée à la phonation du côté sain, donc à l'opposé de la lésion, avec dysphonie, dysphagie et toux faible. Une atteinte du nerf laryngé récurrent provoque une dysphonie par paralysie de la corde vocale ; une atteinte bilatérale peut causer un stridor et une détresse des voies aériennes. |
| XI (11) | Nerf accessoire (nerf spinal) | Moteur | Noyau spinal de l'accessoire dans la partie latérale de la corne antérieure de la moelle cervicale haute (environ C1 à C5 ou C6). Les fibres crâniennes naissent du noyau ambigu. Le contrôle supranucléaire du sterno-cléido-mastoïdien se traduit par un effet homolatéral (rotation de la tête vers le côté opposé) et celui du trapèze est surtout controlatéral. | Les racines spinales montent le long de la moelle, pénètrent dans le crâne par le foramen magnum et en sortent par le foramen jugulaire. Le nerf gagne alors le sterno-cléido-mastoïdien puis traverse superficiellement le triangle postérieur du cou pour atteindre le trapèze. | Fibres efférentes viscérales spéciales (description classique) pour le sterno-cléido-mastoïdien et le trapèze. La racine crânienne, qui rejoint le nerf vague pour innerver les muscles laryngés, est aujourd'hui généralement considérée comme faisant partie du vague. Les fibres proprioceptives proviennent du plexus cervical. | Demander au patient de hausser les épaules contre résistance (trapèze) et de tourner la tête contre la main de l'examinateur (sterno-cléido-mastoïdien ; on teste le muscle du côté opposé à la rotation). Rechercher une amyotrophie, un affaissement de l'épaule et un décollement de la scapula. | Faiblesse homolatérale du trapèze (épaule tombante, haussement faible, difficulté à lever le bras au-dessus de l'horizontale) et du sterno-cléido-mastoïdien (rotation faible de la tête vers le côté opposé). Une lésion du foramen jugulaire atteint en général aussi les IX et X. |
| XII (12) | Nerf hypoglosse | Moteur | Noyau hypoglosse dans le bulbe, au plancher du quatrième ventricule près de la ligne médiane (trigone de l'hypoglosse). L'innervation corticonucléaire du génio-glosse est surtout croisée : une lésion supranucléaire dévie la langue à l'opposé de la lésion corticale. | Les radicelles émergent entre la pyramide et l'olive bulbaires, se réunissent et quittent le crâne par le canal de l'hypoglosse de l'os occipital. Le nerf descend ensuite entre l'artère carotide interne et la veine jugulaire interne, se recourbe en avant au-dessus de l'os hyoïde et pénètre dans la langue. | Fibres efférentes somatiques générales pour les muscles de la langue (génio-glosse, hyo-glosse, stylo-glosse et muscles intrinsèques). Le génio-glosse assure la protraction de la langue, ce qui fonde l'épreuve clinique. | Inspecter la langue au repos à la recherche d'une amyotrophie et de fasciculations, puis demander au patient de tirer la langue en observant une éventuelle déviation, et de la pousser contre chaque joue contre résistance. Évaluer la parole et la déglutition. | Dans une lésion du motoneurone périphérique, la langue dévie du côté de la lésion à la protraction (le génio-glosse sain, non opposé, la pousse vers le côté atteint), avec amyotrophie et fasciculations homolatérales. Dans une lésion supranucléaire, il n'y a pas d'amyotrophie et la langue dévie à l'opposé de la lésion corticale, du côté de l'hémicorps déficitaire. |
Références
- Drake RL, Vogl AW, Mitchell AWM. Gray's Anatomy for Students. Elsevier — Niveau 3 (manuel)
- Moore KL, Dalley AF, Agur AMR. Clinically Oriented Anatomy. Wolters Kluwer, 8th édition (2018) — Niveau 3 (manuel)
- Haines DE, Mihailoff GA. Fundamental Neuroscience for Basic and Clinical Applications. Elsevier, 5th édition (2018) — Niveau 3 (manuel)
- Kandel ER, Koester JD, Mack SH, Siegelbaum SA. Principles of Neural Science. McGraw-Hill, 6th édition (2021) — Niveau 3 (manuel)
- Bickley LS. Bates' Guide to Physical Examination and History Taking (Bickley). Wolters Kluwer, 13th édition (2020) — Niveau 3 (manuel)
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